La génétique des immunoglobulines est unique car une même chaîne polypeptidique est codée par plusieurs gènes qui subissent un réarrangement somatique V(D)J lors de la maturation des lymphocytes B, permettant une immense diversité d'anticorps, bien au-delà de la capacité de nos gènes germinaux. Ces gènes (V, D, J et C) sont regroupés en loci sur les chromosomes 14 (chaînes lourdes), 2 (kappa) et 22 (lambda). Le processus implique des coupures et collages d'ADN, ainsi que l'hypermutation somatique (SHM) et la recombinaison de classe (CSR) médiées par l'enzyme AID, pour générer une spécificité antigénique et des classes d'anticorps variées (IGA, IGM,IGE....)

La régulation du CMH (Complexe Majeur d'Histocompatibilité) est un processus complexe qui contrôle l'expression des gènes HLA (Human Leukocyte Antigen) codant pour les protéines qui présentent des fragments d'antigènes aux lymphocytes T, essentiel pour distinguer le soi du non-soi et déclencher une réponse immunitaire. Cette régulation implique des facteurs de transcription, des modifications de la chromatine, et est modulée par des signaux environnementaux comme les cytokines (ex: IFN-γ, TNF) qui augmentent l'expression des molécules CMH, notamment de classe I (ubiquitaire, régulée rapidement) et de classe II (sur cellules immunitaires, contrôlée par CIITA et voies de signalisation.

Le système HLA (Human Leukocyte Antigen) est l'équivalent humain du Complexe Majeur d'Histocompatibilité (CMH), un ensemble de gènes cruciaux pour le système immunitaire, situés sur le chromosome 6, qui code des protéines de surface cellulaire permettant de distinguer le "soi" du "non-soi" et de présenter les antigènes aux lymphocytes T pour déclencher une réponse immunitaire, jouant un rôle clé dans la reconnaissance des greffons et certaines maladies auto-immunes.

Le système immunitaire est un réseau complexe d'organes, de cellules (comme les globules blancs), de protéines et de substances chimiques qui protège le corps contre les envahisseurs (bactéries, virus, parasites, cellules cancéreuses) et assure la guérison des blessures, en distinguant le « soi » (notre corps) du « non-soi » (les corps étrangers). Il fonctionne grâce à deux types de défense : l'immunité innée, une première ligne de défense rapide et non spécifique (peau, muqueuses, inflammation), et l'immunité adaptative, une réponse plus lente mais spécifique et dotée d'une mémoire (lymphocytes B et T) pour combattre des pathogènes précis. 


La biochimie microbienne est une discipline qui étudie la structure, le fonctionnement et le métabolisme des micro-organismes (bactéries, levures, moisissures…). Elle s’intéresse aux réactions biochimiques qui leur permettent de croître, d’utiliser les nutriments, de produire de l’énergie et d’interagir avec leur environnement.
Ce module vise à comprendre les voies métaboliques microbiennes essentielles (fermentation, respiration, biosynthèse…), leurs régulations, ainsi que leur rôle dans les écosystèmes, l'industrie alimentaire, la santé et la biotechnologie.